Archives mensuelles : juin 2013

L(‘)a (im)perfection …

Je vous avoue qu’en publiant mon article sur MBC, je ne m’attendais pas du tout mais alors du tout à vos réactions … Et c’est bien ! Parce que cela m’a fait réfléchir. Me demander si j’avais perdu tout sens critique face à la consommation, aux « arnaques » marketing, si je m’étais moi même conformée à tout cela et si j’y participais … Le rapport avec le titre ? Attendez, je vais y venir …

Je ne suis pas parfaite. Je pense pouvoir dire que personne ne l’est. Mais depuis peu je pense que je suis, comme beaucoup ( même si on l’ignore ), perfectionniste. Et j’ai fait le rapprochement sous la douche (encore … ) ce matin qu’une part de ma culpabilité y était sans doute liée … On m’a toujours appris à ne pas gaspiller, c’est un fait. Et je suis heureuse d’avoir cette notion car elle est importante pour moi, je ne dis pas le contraire. Cependant, cet apprentissage a aussi son revers : ne pas faire pour ne pas gâcher … l’apprentissage est impossible dans ces conditions. Personne (ou presque ) n’est capable de faire quelque chose sans apprentissage préalable. Comment se rendre compte de ce que l’on est capable de faire, de ce que l’on aime sans tester ?

De ce que j’ai noté sur vos réflexions : le site est un peu brouillon, vous ne vous y retrouvez pas, les annonces ne vous correspondent pas. Qu’on se comprenne bien, je ne juge pas, je m’interroge sur le fait que je n’ai pas eu la même sensation que vous. Ce qui m’a amenée à me dire que c’était certainement une histoire d’attentes (et de perfectionnisme ). Me suis je mal exprimée ? Vous ais je « vendu » quelque chose de « mal » ? Je met des guillemets parce qu’en disant mal, je veux dire quelque chose qui va dans le sens du « grand méchant capitalisme ». Me suis je moi même laissée bernée ? Comment se fait il que je n’ai pas vu ce que vous y voyez apparemment toutes ? Je vais donc vous expliquer ma vision des choses. Je le répète : je ne suis pas parfaite. Je recherche un certain « art de vivre », je crois fermement que la clé est dans la simplicité, un certain minimalisme (nous n’avons pas besoin de choses pour être heureux. ). Ces notions, je pense (avec le petit recul que j’en ai) s’acquièrent petit à petit. A moins de tout lâcher d’un coup suite à une « illumination » et d’y arriver ou de s’y contraindre parce que l’on ne supporte pas le fait d’être imparfait vis à vis de nos attentes (et ce n’est pas une critique parce que j’ai passé une période comme cela seulement, je n’y ai pas trouvé le bonheur donc j’en suis revenue … mais si c’est votre cas, que cela vous correspond et que vous vous épanouissez alors je dis bravo à vous ). Je pense qu’il est normal de tâtonner, de se chercher. ( Et ce qu’il y a de comique dans l’histoire, c’est que même si je le pense, je ne « m’autorise » pas pour autant forcément le droit à l’imperfection … mais cela vient petit à petit … je ne perd pas espoir ) J’arrive facilement à laisser le droit à l’erreur aux autres. C’est à dire que sur cet exemple ci, je ne vois pas ces défauts car je me concentre sur le positif. Pour moi il s’agit d’une très belle idée, qui peut amener beaucoup de choses pour peu qu’on s’y investisse un peu … chacune. Si vous n’y trouvez pas de choses qui pourrait vous aider, pourquoi ne pas le demander ? Peut être que quelqu’une aura alors le déclic et se dira qu’elle a le potentiel pour vous aider ? Vous ne voyez pas ce que vous pouvez faire ? Et bien, réfléchissez à vos habiletés, je suis sure que vous avez des talents ! Je pense que c’est une communauté qui demande à grandir … mais qu’il faut l’aide de tout le monde. Après je ne cherche pas à vous convaincre à tout prix, je n’y ai de toute façon aucun intérêt ( outre celui de m’amener des pistes de réflexion différente sur le sujet du perfectionnisme … )

Concernant le côté « commercial » … comme je l’ai dit dans les commentaires, j’espère être capable de ne pas me laisser trop influencée. Je dis trop car forcément, on ne peut pas le nier, il y aura forcément une part d’influence. Mais pas plus que quand je parcours un blog qui présente un produit. Soit il m’intéresse, il correspond à ce que je cherche, et en plus, j’ai des avis sincères de personnes de cette communauté, soit le produit ne me correspond pas du tout et donc je n’y prêterais pas attention. Un peu comme ici (les enjeux financiers en moins ), quand je vous parle de quelque chose, comme récemment le maquillage Eugénie Prahy, vous êtes libre d’en penser ce que vous voulez, je ne pense pas que vous vous soyez senties obligées de passer commande ? Sont intéressées les personnes qui ont des affinités avec le sujet. Est ce que cela remet en question une éthique ? Suis je sensée vous montrer une image parfaite, des exemples parfaits de non consommation ou de consommation responsable, d’organisation au top qui ne demande que du recyclage ? Je pense qu’il est difficile de jongler entre tout ça. Tout en faisant de mon mieux, je consomme aussi. Et pas que bien. Même si dans mon idéal, je respecterais au maximum la nature et mangerais bio tout le temps, je compose aussi avec mon éducation, mes revenus, mes failles, mes envies (ou celle que l’on veut me faire porter ), mes idéaux et mes ambivalences …

J’apprends aussi à reconnaitre que je ne peux pas être parfaite, que je fais de mon mieux, j’ai envie de croire que l’on peut à nous tous changer les choses pour du mieux, même les grosses sociétés capitalistes, j’ai envie de croire qu’elles aussi peuvent entamer une démarche sincère de changement …

Je m’excuse d’avance du côté peut être un peu « brouillon » et inachevé de cet article mais pour une fois, j’avais envie de me lancer sur le sujet parce que c’est un sujet dont je pense reparler bientôt. Et c’est vrai que bien souvent, mes idées de réflexions restent au stade d’idées, justement parce que je ne trouve pas le temps de peaufiner comme il se doit ce type d’article ni le courage sans doute de m’exposer aussi imparfaitement … (Je ne dis pas que le reste de mes articles sont parfaits mais ils sont beaucoup plus travaillés … ou réfléchis ). J’espère que vous aurez bien compris que je ne me pose pas en donneuse de leçon, j’ai juste profité du parallèle que j’ai pu faire et si cela se peut, vous n’y verrez là aucun rapport … Je compte d’ailleurs sur vous pour me donner vos avis !

Mes bonnes copines

Je vous en ai parlé il y a 2 semaines en vous présentant la marque Eugénie Prahy, Mes Bonnes Copine (MBC) est un réseau 100 % féminin d’échange, de découverte et de partage gratuit.

Ce réseau a été pensé par Florence Haxel, il y a tout juste un an. J’ai été d’emblée séduite par le concept : créer un réseau de femmes pour les femmes. Une fois inscrite (par marrainage via les liens dans l’article ), vous pouvez proposer ou bénéficier de coups de pouce dans tous les domaines ! Maison, travail, enfants, loisirs, … L’idée étant de partager nos petits et grands talents.Ces échanges sont notifiés par un système de bizz : en offrant un service, vous recevez une bizz. Vous pouvez alors bénéficier à votre tour d’un coup de pouce.

Depuis peu, Mes Bonnes Copines c’est aussi de nouveaux groupes de services de co-voiturage, restauration et hébergement. Bien sympathique quand on se retrouve seule !

Mes bonnes copines c’est enfin un lien avec les sociétés (petites ou grandes ), une manière de tester des produits, de donner notre avis de façon sincère aux marques et de pouvoir agir à notre échelle en tant que consommactrice. Parce que je pense que si les marques sont prêtes à nous écouter réellement et à changer certaines pratiques ou politique, c’est un bon point. Et construire ensemble au lieu de refuser est une pratique qui me semble nettement plus conviviale. Au delà des grandes marques, c’est l’occasion d’en découvrir de nouvelles (comme Eugénie Prahy ).

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aider moi même mais j’ai déjà gagné un relooking (vous vous souvenez de mes chaussures ?) grâce à MBC et les 3 Suisses et j’ai récemment pu tester un kit tea party de Clairefontaine (dont je vous parlerais plus tard si cela vous intéresse ). A cette occasion, j’ai découvert les engagements de la marque auxquels je n’avais jamais prêté attention … Encore une belle chose !

Pour toutes ces raisons, je vous encourage fortement à vous inscrire afin de faire grandir cette belle initiative !

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Vous en pensez quoi, vous, d’une telle démarche ? Cela vous parle ou non ?

 

 

 

Quand j’aurais le temps …

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Quand j’aurais le temps … Qui n’a jamais prononcé cette phrase ? Je pense que nous employons tous cette formule, plus ou moins selon les personnalités. Quand j’aurais le temps, je me consacrerais à l’écriture de billets inspirés (ou pourquoi pas d’un livre ), je referais la déco du salon, je m’occuperais des papiers, je tricoterais tous les modèles qui me plaisent, je referais ma garde robe en la cousant moi même (ou simplement en allant faire les magasins ), je changerais mon alimentation, je désencombrerais ma maison, j’irais faire du sport … Quand j’aurais le temps …  Cela ne vous dit rien ? Parce que moi je suis en plein dedans … J’ai passé quelque semaines à me remettre d’une infection. Et si dans un premier temps, j’ai été bien abattue (quand le mental ne veut pas comprendre certaines choses, le corps prend la relève pour forcer à stopper un peu la course ), j’ai réalisé après coup la somme de choses que je laisse de côté pour « quand j’aurais le temps  » et que les journées feront 72 h … Autant dire que ce n’est pas pour tout de suite … Alors comme le temps n’est pas quelque chose qui peut se transformer à volonté, que mes journées ne font que 24 h, il faut trouver autre chose … Observer comment passe sa journée, où passe notre temps libre (internet et sa faille spatio temporelle par exemple), si cela nous satisfait, quels sont nos projets, ce qu’il est réaliste de garder, ce qui nous plait vraiment, et ce que l’on est capable de faire.

Par exemple, j’aime tout ce qui est manuel, mais j’ai réalisé que je n’étais pas forcément douée. Du coup, je stocke des projets en attendant d’avoir le temps. Mais ayant peur de « gâcher » (oui, je vous ai déjà parlé de mon souhait de me libérer de la culpabilité, ça passe aussi par là … ), je ne me lance pas. Hors, cela prend de la place physiquement ET mentalement. Physiquement parce que l’encombrement est là, mentalement parce que d’une tout projet inachevé prend de la place dans votre cerveau et de deux, on (enfin surtout moi, tout le monde ne ressent pas forcément la même chose ) a tendance à culpabiliser soit de ne pas être à la hauteur, soit d’avoir fait un achat que l’on regrette, soit de ne plus avoir les même envies (la différence est subtile avec le point précédent mais elle y est ). Donc, je prend mon courage à deux mains et j’y vais petit à petit, je prend chaque projet individuellement et je me pose la question : En ai- je encore envie ? Ce projet mérite t’il la place qu’il prend dans ma maison, dans ma tête ou est ce que je préfère passer du temps en faisant autre chose (aller sur internet, lire un livre, me balader, jardiner tout est valable, il n’y a pas de notion de jugement à avoir quant à la façon dont vous souhaitez passer votre temps libre mais en prendre conscience pour éviter de culpabiliser après ) ? Si oui, je le conserve et je le termine. Seulement après, je passe à un autre. Cela n’a rien de facile de se regarder en face et de réaliser que certaines choses changent, que nos envies et nos attentes sont différentes. Mais cela libère aussi ! Et on en profite pour faire de la place à ce qui nous plait vraiment sur le moment !

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Donc pour cette semaine, je vous propose de regarder vos projets « quand j’aurais le temps », et de commencer à en réaliser un. Là, je vous ai parlé de loisirs créatifs parce que c’est ce dont je m’occupe en ce moment mais cela s’applique à tous les domaines : lectures, vidéo, photos, déco, alimentation, … D’ailleurs, sans réfléchir, là comme ça, vous pensez à quoi ?