Archives mensuelles : octobre 2017

{ Lire } Choisissez tout

Je viens de le finir et je suis mitigée, globalement « satisfaite » mais un peu chagrinée par quelques points …

Par ce récit autobiographique Nathalie Loiseau nous engage, nous encourage, nous, femmes, à oser prendre notre place dans ce milieu masculin qu’est le monde du travail.

Si je n’ai pas aimé certains raccourcis concernant la maternité et notamment sur l’allaitement où elle indique que de nos jours la qualité est équivalente entre lait maternel et lait maternisé, j’ai cependant aimé beaucoup de choses dans ce livre :

*le fait qu’elle dénonce certaines pratiques masculines notamment dans les ministères,

*qu’elle ait une vision globale et planétaire de la condition féminine qui a beaucoup parlé à mon côté minimaliste / écolo / zéro déchet / citoyenne du monde :

« On n’exploite plus les ouvrières du textile en Europe ? Formidable. On les exploite ailleurs, c’est tellement plus pratique, on n’est pas là pour voir. On s’émeut deux jours parce qu’un bâtiment s’écroule au Bangladesh et que des ouvrières étaient dedans. Puis on retourne faire les soldes. J’en ai visité, des usines en Indonésie, soi-disant des usines modèles. Les ouvrières étaient assises pour coudre, leur poste de travail était bien éclairé et le contremaître l’assurait, elles étaient toutes majeures. Elles l’étaient beaucoup moins quand on parlait leur langue et qu’on leur demandait leur âge en douce: quatorze, quinze ans, c’est pratique, en Asie, tout le monde a l’air jeune. Elles confiaient que, parfois, on oubliait de les payer mais qu’elles ne pouvaient rien dire. Cette misère là, cette exploitation là, cet avilissement là, nous en sommes complices, nous en sommes les clients et personnes ne songe à nous pénaliser pour cela. « 

 

*qu’elle reconnaisse la chance d’avoir été « guidée » alors que rien ne la prédisposait à avoir ce parcours professionnel ( ce qui ne gâche en rien tout le travail qu’elle a pu fournir pour être à la hauteur de son job attention ! ),

*qu’elle utilise sa position pour aider à son tour ses congénères.

J’ai aimé qu’elle pointe du doigt les différences d’interprétations entre hommes et femmes dans le monde du travail : là où un homme a du caractère, la femme est caractérielle ; l’homme a de l’autorité, la femme est autoritaire … Une petite différence d’auxiliaire qui fait toute la différence !

J’ai aimé également qu’elle mette en lumière le fait que, pour une femme, il n’est pas naturel de faire campagne, de se mettre en valeur pour évoluer professionnellement. La femme a tendance a attendre une reconnaissance de sa hiérarchie. Elle fait même le parallèle avec les contes de fées qui placent souvent les filles dans cette position : celle qui attend : Elle attend le prince charmant, la bonne fée, le destin …

Et surtout, j’ai aimé sa conclusion qui demande aux femmes de prendre leur place, non pour prendre celle des hommes mais pour être complémentaires !

 

 

Pourquoi accumulons nous tant d’objets ?

Aujourd’hui je vous propose de visionner une conférence que j’ai trouvé intéressante : Boulimie d’objet, pourquoi accumulons nous tant d’objets ? ( oui, je suis d’accord, ils auraient pu trouver mieux comme titre … ) Je trouve toujours intéressant de lire, regarder, me renseigner sur le sujet, certainement parce que je ne suis pas encore arrivée au détachement que je voudrais matériellement … alors je creuse le penchant psychologique / sociétal …

Cette conférence, animée par Valérie Guillard, nous expose les figures d’accumulation, les enjeux de l’accumulation et enfin ce que cela révèle de notre société.

Si l’accumulation a plus ou moins toujours eu cours afin de prévenir les périodes de disettes, elle s’est quand même renforcée au XIXème siècle et où elle commençait à faire la preuve d’un certain statut social : on gardait parce qu’on avait les moyens. Au fil du temps, une certaine évolution s’est faite sentir : on ne garde plus les mêmes objets ( forcément me direz vous, les i-ph… n’existaient pas encore ), ni de la même façon.

Qui sont les « gardeurs » ? Derrière ce titre, elle classe les accumulateurs en 3 catégories : les collectionneurs, les personnes souffrant du syndrome de Diogène et les gens normaux ( le reste de la population quoi ). En s’attardant sur cette 3ème catégorie, elle affine selon le caractère ( sentimental, financier, … ).

Quels sont les enjeux économiques liés ? Frais de « garde » ( vous savez les box / garages ), revente, consommation et sur consommation, recyclage, home organiser … l’accumulation d’objet génère forcément un sacré brassage économique …

Bref, c’est à voir. Histoire de prendre un peu de hauteur sur le sujet …

 

Être et devenir …

Hier soir j’ai revu le documentaire Être et Devenir avec des amies.

Tout au long du film, nous suivons Clara Bellar qui s’interroge sur le choix de l’éducation/instruction  à donner à son enfant. Elle part à la découverte des familles qui ont fait le choix d’instruire leur enfant à la maison. S’il parle de l’apprentissage informel ( école à la maison, non sco, ief, … ) et qu’il peut donc paraître inopportun à la plupart d’entre nous, ce documentaire est une fabuleuse ouverture d’esprit quant à la façon d’apprendre de nos enfants.

Elle nous permet, au travers des témoignages de familles « rodées » (avec de grands enfants donc ), de constater que non, l’école n’est pas la seule façon d’apprendre et que même, ainsi que le dit un protagoniste : l’apprentissage en famille se partage, c’est la méthode qui a été utilisée depuis la nuit des temps. Au regard de l’histoire de l’Homme, l’école est toute récente et a même apporté une vision binaire de l’être : réussite / échec.

On se rend compte aussi que l’enfant apprend quand il est prêt. Untel à appris à lire à 9 ans, un autre à 13 … et c’était toujours quand il en avait besoin. L’inverse est aussi présent, certains peuvent apprendre à lire à 3 ans !

Il pose aussi la question de la motivation : un enfant hors du système scolaire va concentrer ses apprentissages sur un sujet particulier jusqu’à ce qu’il le maitrise suffisamment pour passer à un autre. Il semble d’ailleurs que les enfants non sco réussissent mieux leurs études supérieures car ce sont des études qu’ils ont choisies et dont ils connaissent l’intérêt ( quand ils décident de faire des études bien sûr )

C’est une vrai réflexion qui mérite qu’on s’interroge sur la place que nous donnons à l’école, à la pression que peuvent ressentir nos enfants, celle que nous ( les parents mais aussi l’école et même la crêche maintenant)  pouvons leur faire ressentir. Car si nous sommes dans une société hyper concurrentielle, nous sommes aussi responsable de l’évolution de notre société à notre échelle. « Soyons le changement que nous voulons voir dans ce monde »  Et il me semble très important de ramener de la joie, du bonheur, de la tranquillité d’esprit à nos enfants …

Quelques témoignages :

Être et devenir est une clef qui autorise la sortie d’un système social construit sur la peur, une clef qui permet de regarder la vie autrement pour et avec nos enfants, mais aussi pour nous mêmes. Ce film a apporté de façon fulgurante des réponses à mon propre enfant intérieur qui s’épuise, comme tout un chacun, depuis trop longtemps à composer sa survie sans oser sa vie. Ce film, à travers le témoignage libérateur de ces familles pionnières du « devenir soi », est un hymne à la nécessité interne. –Isabelle Adjani

C’est un coup de poing dans les représentations que tout le monde ou presque a des apprentissages et de l’éducation ! Il est absolument à voir, autant par les enseignants que par les parents, sauf si on ne veut surtout pas être dérangé, troublé, sauf si on ne veut surtout pas s’interroger. –Bernard Collot, instituteur public

C’est un film magnifique qui donne des ailes. Ces ailes nous transportent dans un nouveau paradigme éducatif. –Cédric Serres, professeur des écoles

 

Et vous, vous l’avez vu ? Vous connaissez d’autres documentaires dans le même genre ?

 

 

 

 

(Les liens ci dessus sont des liens affiliés )