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De La Communication

Cela vous arrive t-il de vous mettre en colère parce que « bon sang, mais c’est évident ! « . Moi oui. Et puis je me souviens … je me remet en mémoire que tout est une question de perception.

Alors, 6 ou 9 ?

Que pendant que je vois un 6, l’autre voit un 9. Que mon schéma de pensée n’est pas le sien. Que ce qui est important pour moi ne l’est pas pour lui. Que ce que je vois, il ne le voit peut être même pas. Et ce qu’il y a de bien c’est que ça va dans les 2 sens. Ce qui est essentiel pour l’autre ne l’est pas forcément pour moi. Que l’on soit grand ou petit, adulte, adolescent, enfant, bébé, nous avons tous une image différente de ce qui est.

Bien sûr, quand on appartient à la même famille, nous construisons un référentiel commun, cela facilite la communication. Ou du moins, on le pense … J’ai envie de vous raconter une histoire à ce propos :

Une femme préparait le chapon de Noël, en coupe 1/4 et le jette. Une amie venue pour l’occasion lui demande alors : « Mais pourquoi coupes tu la queue du chapon ?  » La femme répond : « Mais parce que, c’est une recette de famille, ma mère a toujours coupé le chapon ainsi, je coupe le chapon de la même manière. C’est comme cela que cela se fait. » L’amie ne comprend pas, essaye de comprendre, lui disant qu’il serait tout aussi bon entier et que c’est du gaspillage. La femme ne peut guère que lui répondre que c’est la tradition familiale. Le repas se passe, des jours passent. L’amie a semé un doute dans l’esprit de la femme. Tant et si bien qu’elle se décide à appeler sa mère afin de lui demander pour quelle raison elle coupe le chapon dans sa recette. La mère de lui répondre :  » Oh ça ! Mais c’est parce que ton père achetait systématiquement un chapon trop grand pour le four, alors j’en coupais une partie afin qu’il rentre dans le plat !  »

Le référentiel était donc biaisé. Ce qui semblait logique à la maman, n’ayant pas été expliqué, a induit une croyance, une habitude de fonctionnement chez sa fille. Ce n’est pas de la faute de la maman, cela lui semblait logique. Ce n’est pas de la faute de la fille, elle a pris modèle sur sa maman. Ce n’est pas de la faute du mari non plus à qui on n’a certainement jamais dit que le chapon était trop grand …

Ainsi, je vous invite à porter votre attention sur ce qui vous semble évident quand vous voyez que l’autre ne réagit pas de la façon dont vous aimeriez qu’il réagisse … et peut être qu’une explication vous permettra d’éclaircir la situation et de repartir sur de nouvelles bases !

Bonne journée à vous !

Bienveillance

Aujourd’hui je voulais aborder le sujet de la bienveillance avec vous. On entend beaucoup parler de la bienveillance éducative et même de la bienveillance tout court. Et elle a un côté culpabilisant pour beaucoup cette bienveillance.

Or, la culpabilité est à l’opposé de la bienveillance. En France nous fonctionnons beaucoup avec les contraires : si tu n’es pas bienveillant c’est que tu es malveillant. Entendre que l’on est malveillant, alors que nous faisons tout ce que nous pouvons pour nos enfants peut être très mal vécu.

Nous avons avant tout besoin de bienveillance envers nous même pour pouvoir en donner. Et si vous n’avez pas eu l’habitude d’en recevoir, il peut être difficile d’appréhender cette notion. Pour reprendre les bases : selon le Larousse, la bienveillance est une disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui.  Je crois que nous pouvons dire sans trop nous tromper que cet état d’esprit n’est pas le plus cultivé dans notre contrée très marquée par Freud et sa théorie de l’oedipe dans laquelle l’enfant est un « monstre qui veut tuer son père et dévorer sa mère ». C’est en train de changer bien heureusement cependant il est intéressant de noter que nos freins peuvent être liés à notre vécu. ( article à lire )

L’idée, bien sûr va être de dépasser ce manque que nous avons pu ressentir pour devenir une version toujours plus apaisée de nous même.

Accordez vous du temps de qualité pour pouvoir être pleinement présent aux autres. Vous connaissez certainement les consignes données par les hôtesses de l’air : si vous voyagez avec une personne dépendante de vous et qu’il est nécessaire de mettre un masque, vous devez d’abord le mettre VOUS. Vous ne serez efficace pour aider l’autre que si vous êtes en état de l’aider pas si vous vous êtes évanoui(e)s à cause des fumées ou autres …

Donc prenez soin de vous pour pouvoir prendre soin des vôtres, des autres.

Et vous, comment vous ressentez cette notion de bienveillance ?