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L’obsolescence culturelle

l’obsolescence culturelle

Depuis 2002, on achète 60% plus d’habits qu’on garde 2 fois moins longtemps … ça donne à réfléchir je trouve … car outre l’obsolescence programmée qui est déjà une catastrophe en soi, il y a également l’obsolescence culturelle. L’obsolescence culturelle c’est ce qui vous pousse à renouveler un article alors qu’il est toujours utilisable du fait de la mode, des avancées technologiques, de la pub …

J’ai vu cette phrase sur facebook que j’ai trouvé très juste : « Je n’avais besoin de rien, et puis j’ai ouvert mon fil de notifications … « 

Parce que oui, nous vivons entourés de publicité. Partout. Tout le temps. Ne soyons pas dupes. Tout est publicité. Alors bien sûr, ne voyons pas le mal partout. Mais soyons conscients.

Conscients de nos actes, de nos achats, de nos envies. Car nous votons avec nos achats. Il est souvent dit que c’est notre seul pouvoir pour faire changer les choses, ou du moins le plus puissant.

Ai-je réellement besoin de cet objet ? Vaut-il son coût écologique ? Ai-je les moyens de le stocker ? De l’entretenir ? Puis-je l’emprunter au lieu de l’acheter ?

Ces questions sont nécessaires car nous entrons dans l’âge adulte de la consommation ( nos grands parents avaient le rôle de l’enfant qui découvre, nos parents celui de l’enfant/ado qui veut tout voir et tout avoir, et nous avons besoin de passer dans l’âge adulte avec plus de conscience ).

Ce n’est peut être pas le plus drôle des âges mais ce que nous pourrons gagner en sagesse nous le gagnerons aussi en bien être. Nous ne sommes pas voués à être esclaves de nos possessions. Et ainsi, nous gagnerons en liberté.

Pour rappel, les 5 R de la consommation indiqués dans ce petit film :

  • Refuser
  • Réparer
  • Réemployer
  • Recycler
  • Réutiliser

Vous connaissiez ce terme d’obsolescence culturelle ?

L’expérience de Noël

Noël … réunions de famille, partage, joie, retrouvailles, nouvelles, discussions, avis partagés ou non, choix de vie, choix d’éducation, choix tout court.

Ah ! Noël ! Quel rapport entretenez vous avec les fêtes de fin d’année ? Est ce une joie incommensurable ? Un moment à passer ? Une épreuve à vivre ?

Noël, et les retrouvailles en famille en général peuvent, loin des clichés de bonheur absolu, être vécus comme quelque chose nécessitant une préparation intense.

Dans le cadre de mon métier, ce sont des questions qui reviennent souvent à cette période de l’année : « je vais revoir ma famille, il va falloir que je passe mon temps à me justifier  » ou bien « Je stresse à l’idée d’aller chez mes beaux parents, les remarques en douce genre « moi à mon époque, … » et en plus, les enfants deviennent intenables là bas !  » Que ce soit à propos de nos choix de vie ou d’éducation, il n’est pas rare de faire face au mieux à l’interrogatoire, au pire au jugement.

Alors, comment on fait pour survivre aux fêtes ?

D’abord, on respire. On se rappelle que le changement fait peur et que les interrogations de nos proches sont en général un reflet de leur inquiétude pour nous, pour eux également. « Qu’est ce qui pousse mon enfant/ cet autre à se différencier de moi ?  » Il faut savoir que dès que l’on change une habitude, les autres vont réagir différemment selon leur personnalité. Vous aurez les personnes qui seront ravies pour vous et verrons toujours le côté positif des expériences que vous menez. Vous aurez ceux qui vous interrogeront dans le détail  » Pourquoi tu fais ça ? Dans quel but ? Qu’est ce que ça t’apporte ?  » et ainsi de suite. Et puis vous aurez les réfractaires au changement, ceux qui, de toute façon, ont tout vu et ne trouvent que des inconvénients à votre démarche.

Alors on respire. On respire et on repense à nos convictions. Pourquoi les a t-on ? Qu’est ce qui est important pour nous ?

Vous pourrez trouver tout un tas de réponses types « aux attaques » des autres selon votre style. Il y a celles qui utilisent l’humour, l’attaque bien sentie, l’ironie … Parce qu’il est important de savoir se défendre et de savoir poser ses limites quand on n’a pas l’énergie de faire plus. Mais aujourd’hui, j’avais envie de vous proposer autre chose. Histoire de faire avancer les rapports. Ce que j’avais envie de vous proposer c’est de ne pas vous laisser embarquer dans ces petits jeux. Parce que malgré les imperfections de nos rapports en famille, il est rare qu’il n’y ait pas d’amour là dessous. Aussi vous pouvez créer un petit jeu où chacun posera ou écrira la ou les questions qu’il aimerait qu’on lui pose sur un petit papier. Ainsi, les besoins de chacun seront nourris !

Et en cas de question ou d’attitude blessante, remercier la personne pour son attention, voire déceler son besoin sous-jacent et passer à autre chose est tout à fait utile ! Encore une fois, respiration et ancrage.

Il y a encore une chose qui personnellement me pèse dans les rencontres familiales … Ce sont les attitudes négatives … Vous savez, les critiques interminables sur la société, l’absent ou les absents, le prix du pétrole … Des discours qui ne feront pas avancer le schmilblick mais qui sont pourtant là. Et j’avoue que je suis aussi parfois prompte à me laisser emporter dedans sur des sujets qui me passionnent … Je n’en sors que le négatif alors que je sais qu’il n’y a pas QUE du négatif … Et en même temps, cela fait quelque temps que je me vois faire et que cela m’énerve !!!!! Alors, pour cette année, je vais tâcher de me surveiller et de souligner le positif dans nos vies. Parce que je sais que c’est ça qui nous fait avancer. Bien sûr qu’il ne s’agit pas d’être un Bisounours, le négatif a aussi une raison d’être et cela a servi l’humanité afin de changer les choses positivement et quoi qu’il en soit, le cerveau retient plus facilement le négatif que le positif. Alors, nourrissons le de positif !

Quant aux enfants, ils ressentent les émotions qui nous traversent et qu’ils deviennent ultra nerveux sans forcément en comprendre la raison ( en plus de l’excitation naturelle liée à Noël ! ) n’est pas exclu. Vous pouvez tout à fait leur signifier que même si vous êtes content de célébrer ce temps en famille, vous vous sentez un peu stressé ! Leur montrer comment VOUS gérez votre stress, aidera votre enfant à gérer le sien !

J’espère que cet article vous aura aidé, j’ai hâte d’avoir vos retours !

En attendant, je vous souhaite un bon réveillon !

A bientôt !

Exigences

L’Avent …

Qu’est ce que cela représente pour vous, pour toi ?

Est ce un temps de préparation de Noël ? Avec tout le stress que cela peut comporter ? Ce moment où tu dois réfléchir à ce que tu dois acheter, pour qui, les plats à préparer, l’envie de faire plaisir, la fatigue, les voyages dans la famille parfois qu’il faut préparer … 

J’avais lu quelque part, et j’avais d’ailleurs trouvé l’idée intéressante, que l’Avent était, au départ, un temps de ralentissement. Un temps pour réfléchir. Sur soi. Sur l’année écoulée. Un temps de repos aussi. En harmonie avec la nature qui se met au ralenti. Un temps pour faire le vide afin de repartir « à neuf » dans la nouvelle année qui s’annonce.

Ce qui est totalement en contradiction avec ce que nous pouvons vivre pour la majorité.Puisque nous nous préparons à faire le plein. Le plein de nourriture. Le plein de cadeaux. Le plein de contraintes.

Cette année, encore plus que les années précédentes, j’ai envie de respecter MON rythme. Qui je le sens bien, n’est pas celui de la Société. J’ai envie de lâcher ses exigences qui sont devenues miennes à force de pratique. J’ai envie de retrouver la joie plutôt que les contraintes, le partage plutôt que les cadeaux, ou la nourriture. Éviter ce marathon fou.

Cette année, je n’ai pas acheté de cadeaux. Pas encore. Cette année, nous allons préparer un voyage en famille. Tous ensemble. Choisir la destination en établissant un comparatif, choisir la date, établir un budget, … Tout un travail de réflexion qui va pouvoir se mener tranquillement jusqu’à Noël …

Belle journée à vous qui passez par là !



l’heure des choix

Le dernier livre que j’ai partagé n’est pas un choix innocent. C’est un livre qui m’a donné le coup de pouce pour me décider.

J’ai toujours été partisane du fait que l’on ne subit pas sa vie. Nous avons toujours le choix. Parfois, le choix s’impose à nous, ce qui peut nous donner l’impression de ne pas avoir le choix. Mais nous l’avons toujours. Ne serait-ce que par la façon dont on prend les choses. Selon la situation, nous avons une multitude de manières de réagir. Lire la suite

Se recentrer

 

J’ai tendance à m’éparpiller, beaucoup de choses m’intéressent, j’aimerai tout faire mais force est de constater que je n’ai pas le temps ni la capacité  de tout faire.

Ces derniers mois je les ai passés à essayer de me concentrer sur mon principal objectif à savoir mon orientation professionnelle ( j’ai failli écrire ma réorientation professionnelle mais en ai-je eu une avant ? ). Ainsi, j’ai pris du temps à me former, à laisser pauser, à lancer des actions concrètes, à observer les façons de faire de chacun pour essayer de définir ce que je voulais faire moi.

Et ça m’a fait du bien ! Lâcher la pression que je me mettais à essayer de réfléchir à quel type d’article j’allais faire, s’ils allaient être appréciés, si j’allais avoir des commentaires ou pas ( parce qu’il ne faut pas se leurrer, les commentaires sont une « récompense » pour le blogueur lambda), si j’allais avoir de nouveaux lecteurs mais pas trop quand même ( paradoxe quand tu nous tiens … ), bref, j’étais paumée …

Prendre le temps de pratiquer ce que je conseille aux autres, la méditation, le recentrage, s’ancrer pour développer ses racines et sa force. Tout en restant souple sur les évènements ( ou du moins essayer ). Convoquer et renouer avec les sensations internes. Être au plus juste de ce que l’on ressent et essayer de se comprendre.

Se recentrer. Se recentrer sur ce qui est important pour moi. Ce que j’ai envie de faire de ma vie. Sur qui je suis. Ce n’est pas fini. Car apprendre à se connaître demande des efforts permanents. Cela demande de déjouer les blessures qui nous font réagir pour simplement agir par la suite. Et des blessures, nous en avons des tas. Des petites, des grandes, des gigantesques, et des minuscules. Mais toutes viennent nous chatouiller à un moment donné.

Je pense que j’ai déjà écrit des textes similaires et à chaque fois, alors que j’ai l’impression d’être « arrivée », je me rend compte que je suis allée plus loin dans ma perception, que non, le chemin n’est pas fini.

Aujourd’hui, avoir la conscience que je ne suis pas prête d’être arrivée, mais que ce n’est pas grave. Être toujours un peu plus dans l’acceptation de ce qui est. De toute façon peut on faire autrement ? Sentir les racines qui sont là malgré tout, toujours un peu plus profondes. Celles là même qui me permettent de tenir et de ne pas tomber.

Se recentrer pour le ressentir jusqu’au fond de son être, que rien n’a d’importance si ce n’est la vie telle qu’elle se déroule, là, maintenant. Ne pas nier, et accepter. Accepter les émotions telles qu’elles viennent, les observer et prendre de la hauteur. Peut être pas dans l’instant mais assez rapidement. Sortir du mental. Parce qu’être en permanence dans le mental est épuisant.

Profitez des moments qui passent sans rien s’imposer.

Et à force, ressentir le manque de cet espace, retrouver l’envie de dire sans attendre de jugement extérieur ( positif ou négatif ). Et me voilà. Peut être pour longtemps ou peut être pour cet article seulement.

Je vous souhaite une merveilleuse journée à tous !

 

Ps : pardon pour la non photo mais je n’arrive pas à en insérer aujourd’hui, et ce n’est peut être pas plus mal …

Pourquoi accumulons nous tant d’objets ?

Aujourd’hui je vous propose de visionner une conférence que j’ai trouvé intéressante : Boulimie d’objet, pourquoi accumulons nous tant d’objets ? ( oui, je suis d’accord, ils auraient pu trouver mieux comme titre … ) Je trouve toujours intéressant de lire, regarder, me renseigner sur le sujet, certainement parce que je ne suis pas encore arrivée au détachement que je voudrais matériellement … alors je creuse le penchant psychologique / sociétal …

Cette conférence, animée par Valérie Guillard, nous expose les figures d’accumulation, les enjeux de l’accumulation et enfin ce que cela révèle de notre société.

Si l’accumulation a plus ou moins toujours eu cours afin de prévenir les périodes de disettes, elle s’est quand même renforcée au XIXème siècle et où elle commençait à faire la preuve d’un certain statut social : on gardait parce qu’on avait les moyens. Au fil du temps, une certaine évolution s’est faite sentir : on ne garde plus les mêmes objets ( forcément me direz vous, les i-ph… n’existaient pas encore ), ni de la même façon.

Qui sont les « gardeurs » ? Derrière ce titre, elle classe les accumulateurs en 3 catégories : les collectionneurs, les personnes souffrant du syndrome de Diogène et les gens normaux ( le reste de la population quoi ). En s’attardant sur cette 3ème catégorie, elle affine selon le caractère ( sentimental, financier, … ).

Quels sont les enjeux économiques liés ? Frais de « garde » ( vous savez les box / garages ), revente, consommation et sur consommation, recyclage, home organiser … l’accumulation d’objet génère forcément un sacré brassage économique …

Bref, c’est à voir. Histoire de prendre un peu de hauteur sur le sujet …

 

Être et devenir …

Hier soir j’ai revu le documentaire Être et Devenir avec des amies.

Tout au long du film, nous suivons Clara Bellar qui s’interroge sur le choix de l’éducation/instruction  à donner à son enfant. Elle part à la découverte des familles qui ont fait le choix d’instruire leur enfant à la maison. S’il parle de l’apprentissage informel ( école à la maison, non sco, ief, … ) et qu’il peut donc paraître inopportun à la plupart d’entre nous, ce documentaire est une fabuleuse ouverture d’esprit quant à la façon d’apprendre de nos enfants.

Elle nous permet, au travers des témoignages de familles « rodées » (avec de grands enfants donc ), de constater que non, l’école n’est pas la seule façon d’apprendre et que même, ainsi que le dit un protagoniste : l’apprentissage en famille se partage, c’est la méthode qui a été utilisée depuis la nuit des temps. Au regard de l’histoire de l’Homme, l’école est toute récente et a même apporté une vision binaire de l’être : réussite / échec.

On se rend compte aussi que l’enfant apprend quand il est prêt. Untel à appris à lire à 9 ans, un autre à 13 … et c’était toujours quand il en avait besoin. L’inverse est aussi présent, certains peuvent apprendre à lire à 3 ans !

Il pose aussi la question de la motivation : un enfant hors du système scolaire va concentrer ses apprentissages sur un sujet particulier jusqu’à ce qu’il le maitrise suffisamment pour passer à un autre. Il semble d’ailleurs que les enfants non sco réussissent mieux leurs études supérieures car ce sont des études qu’ils ont choisies et dont ils connaissent l’intérêt ( quand ils décident de faire des études bien sûr )

C’est une vrai réflexion qui mérite qu’on s’interroge sur la place que nous donnons à l’école, à la pression que peuvent ressentir nos enfants, celle que nous ( les parents mais aussi l’école et même la crêche maintenant)  pouvons leur faire ressentir. Car si nous sommes dans une société hyper concurrentielle, nous sommes aussi responsable de l’évolution de notre société à notre échelle. « Soyons le changement que nous voulons voir dans ce monde »  Et il me semble très important de ramener de la joie, du bonheur, de la tranquillité d’esprit à nos enfants …

Quelques témoignages :

Être et devenir est une clef qui autorise la sortie d’un système social construit sur la peur, une clef qui permet de regarder la vie autrement pour et avec nos enfants, mais aussi pour nous mêmes. Ce film a apporté de façon fulgurante des réponses à mon propre enfant intérieur qui s’épuise, comme tout un chacun, depuis trop longtemps à composer sa survie sans oser sa vie. Ce film, à travers le témoignage libérateur de ces familles pionnières du « devenir soi », est un hymne à la nécessité interne. –Isabelle Adjani

C’est un coup de poing dans les représentations que tout le monde ou presque a des apprentissages et de l’éducation ! Il est absolument à voir, autant par les enseignants que par les parents, sauf si on ne veut surtout pas être dérangé, troublé, sauf si on ne veut surtout pas s’interroger. –Bernard Collot, instituteur public

C’est un film magnifique qui donne des ailes. Ces ailes nous transportent dans un nouveau paradigme éducatif. –Cédric Serres, professeur des écoles

 

Et vous, vous l’avez vu ? Vous connaissez d’autres documentaires dans le même genre ?

 

 

 

 

(Les liens ci dessus sont des liens affiliés )

Rentrée

J’aime la rentrée. C’est un signe de nouveau départ. Bien plus que le nouvel an en fait. Il fait beau, nous sommes pleins de l’énergie de l’été, prêts à attaquer les nouveaux challenges qui s’offrent à nous !

Plus les années passent, plus la liste des choses à faire et à gérer s’allonge pour moi … Cette année ne fera pas exception et sera peut être même l’une des plus intenses que je vais avoir à vivre … Aussi, si je veux me préparer des moments de calme et de repos qui me sont essentiels tout en développant mon activité, il va me falloir m’organiser sérieusement … Je me rends bien compte que ma seule mémoire ne me suffit plus, j’ai trop d’idées qui arrivent en même temps et à force je m’y perd et je ne réalise pas la moitié de ce à quoi je pense …

La planification devient donc un essentiel et je prend plaisir en plus à prévoir mes tâches à faire. Ce n’est encore pas tout à fait au point, je pense qu’il serait plus efficace que je détaille plus mais pour l’instant, je suis assez satisfaite. Je procrastine moins. J’avais tendance à attendre la perfection avant de faire quelque chose, l’injonction soit parfaite est une valeur bien ancrée chez moi, je la déboulonne petit à petit.

On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.

Mark Twain

J’aime beaucoup cette citation qui incite à bienveillance. Tout se fait dans les meilleurs délais. Par rapport à nous, à notre évolution. Je ne me met pas de pression cette année. Je fais du mieux que je peux chaque jour. Je m’accorde de l’amour pendant les bons et les mauvais moments.

Je vous souhaite une belle rentrée, à vous et à vos enfants  !