Et le désencombrement dans tout ça ?

vagues

Je te remercie Ingrid pour ta question et je choisis d’y répondre par le biais d’un article car ce serait beaucoup trop long pour un commentaire … La question étant : où j’en suis de mon désencombrement et est ce que cela tient dans le temps ? Bonne question, et je préviens tout de suite, ma réponse va être longue …

Il me semble qu’il y a plusieurs façons d’arriver à l’envie de désencombrement ( au moins deux, si vous en voyez d’autres n’hésitez pas à me les signaler en commentaires ). Cela peut être une finalité parce que notre vie change / a changé, notre façon de consommer, nos aspirations écologiques ont évoluées et naturellement nous souhaitons posséder moins pour être en accord avec nos idéologies. Et puis cela peut être un début : dans les moments où l’on se sent embourbé dans notre quotidien avec l’impression de suffoquer, de ne rien maitriser dans/de notre vie. Dans cette situation, le désencombrement fait office de starter.

Pour moi cela a été un début, j’en avais besoin pour me clarifier les idées, je le voyais peut être aussi comme une expiation ( allons y carrément, n’ayons pas peur des mots 😉 ), quelque chose qui me sauverait. Un environnement plus vide, mieux organisé et donc moins douloureux. Un dérivatif aussi, désencombrer cela m’évitait de penser au reste. C’est ce qui, à mon sens, fait que cela devient hyper addictif. Seulement, une fois que l’on a désencombré, on se retrouve bien dépourvu, n’ayant plus de matière première … ( D’où, également, mon idée initiale d’aider les gens à le faire chez eux ! ) Ainsi, pour le désencombrement, je n’ai pas eu de réel souci, il me reste bien quelque petites choses et si cela me désespérait au départ de ne pas être « capable » de m’en débarrasser, de ne pas arriver à correspondre à l’idée que je me faisais du parfait petit minimaliste, aujourd’hui je suis beaucoup plus sereine avec cet état de fait, je ne peux techniquement pas vivre dans une cellule monastique. Rien que parce que les personnes qui partagent ma vie ne le souhaitent pas … Et rien que ça, ce n’est pas rien mine de rien ! Et puis, en cours de route, je me suis rendue compte que plus que du désencombrement, il me fallait une organisation ( et ça, j’en reparlerais peut être ). Dans ma tête, c’était simple : si je ne possédais plus rien ou presque, je n’aurais plus de soucis d’organisation ! Or, ça n’est pas vrai, encore une fois, cela participe à la clarification mais ça ne fait pas tout … Il m’a donc fallu revoir mes priorités là aussi ! ( Et puis surtout, essayez d’organiser quelque chose quand vous n’avez plus de meubles … 🙂 )

Et puis entre temps, j’ai continué mon petit chemin de développement personnel, j’ai découvert des choses, la bienveillance notamment. Envers moi principalement. L’autre, je connaissais et pratiquais déjà plus ou moins. L’estime de soi. Concept fabuleux là aussi … Le droit à l’erreur. Le droit à la beauté, au bien et au bon. Ça sonne peut être un peu cucul la praline ce que je raconte mais mon dieu, ce que cela fait du bien quand on ne s’est jamais jugée « assez bien » pour tout ça !

Alors, j’ai fait des frais, au final pas tant que ça, mais je me suis fait plaisir. Parce que je le mérite. Pas comme dans la pub, non, mais j’ai investi dans ce que je pense être bon pour moi, pour ma santé, pour mon goût/ envie du beau. J’ai réencombré certains endroits. Et naturellement, j’en désencombre d’autres. Au fur et à mesure, sans que cela sonne aussi fort qu’au départ. Et l’équilibre se fait entre ce qui me fait plaisir et le reste …

Aujourd’hui, j’en suis rendue à moi : à ma représentation de moi même, ce que je suis, mon rôle dans la vie. Là aussi, beaucoup d’idéaux, du désencombrement également pour laisser tomber mes représentations ou celles des autres mais cela fait son chemin petit à petit. Et j’ai l’impression que c’est moins douloureux en fait, étant d’abord passée par du matériel … C’est Sénèque je crois qui disait  » Connais toi toi-même  » … Je crois qu’en 2000 ans, on a rien inventé de mieux …

Je ne sais pas au final si j’ai répondu à ta question Ingrid, en tout cas, cela m’a fait du bien de réfléchir à ça et je t’en remercie !

Bonne fin de journée à vous tous et merci d’avoir pris le temps de me lire ! J’attends vos commentaires / questions avec grand intérêt !

4 réflexions au sujet de « Et le désencombrement dans tout ça ? »

  1. Souslamargelle

    Bonjour et merci de prendre le temps de faire une vraie réponse. Une fois n’est pas coutume, je me retrouve dans tes écrits à plus d’un titre sauf coté organisation mais là je triche ok.
    Pour autant, je continue de me séparer de choses que je n’ai plus plaisir à voir (et les autres occupants non plus), ça se fait très lentement mais ça se fait. Et comme toi, à force il ne reste plus grand chose à trier mais ça me laisse du temps pour d’autres choses, la musique, le yoga…la méditation, mais oui un jour je saurais ce que c’est!
    Je constate que tu es en perpétuelle progression et ça, c’est déjà beaucoup. Je te souhaite un joli we
    Laurence.

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    1. elodie Auteur de l’article

      La méditation … ! Je souris en te lisant, mais oui, un jour, on y arrivera !!!! Merci pour ta remarque sur ma progression, parce que je m’y attelle tous les jours 😉 ! Bonne fin de week end !

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  2. Ingrid

    Merci pour cette longue réponse!De mon côté, j’ai l’impression de ne pas avancer tant que cela. Il me reste encore beaucoup à trier. Mais malgré tout, j’ai l’impression de toujours ré-entasser les choses. L’exemple type est celui de notre garage/grenier. Je ‘lai beaucoup vidé, rangé l’an dernier par une belle journée de printemps où j’avais tout mis dehors. Et bien il va falloir que je recommence cette année. Je crois que tous les gens sont pareils, ils veulent se débarrasser, alors il rendent ou donnent. Nous avons deux exemples: belle maman qui à chaque venue nous ramène des affaires de jeunesse de mon mari. Celui ci s’empresse de les entasser sans même les regarder. Après tout cela fait juste 20 ans que cela dormait dans des cartons dans un garde meuble, et celui du matériel de bébé que l’on prête aux amis en disant bien que nous n’en voulons plus, et zou retour chez nous en état plus qu’usagé.
    J’ai aussi des portes enlevées dans le cadre du réaménagement de la maison, le pile qui doit partir à Emmaus (mais quand prendrais je le temps??). Bref, je suis loin d’avoir atteint mon objectif. Là où je suis la plus performante, mes vêtements. J’achète très peu, et deux fois par an, quand je range les affaires d’hiver/été, j’enlève sans pitié tout ce que je n’ai pas porté. Il reste juste une petite valise, au cas où je rentrerais à nouveau dans certains vêtements un jour (je peux rêver). J’ai donc encore beaucoup de travail, je lis encore beaucoup d’articles, et je ne sais comment aider mes enfants à faire le tri et surtout ma fille qui garde tout petit objet, étiquette, bout de ficelle comme un précieux trésor. Ses deux caisses à bazar débordent!

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    1. elodie Auteur de l’article

      Je crois qu’Emmaus se déplace pour venir chercher les affaires, cela peut être une solution ( et du coup, ils peuvent prendre le matériel de puériculture en même temps ? ). Pour les enfants, ils apprennent par l’exemple … Si tu as des facilités à te débarrasser des choses, ils le feront aussi … Les miens sont impressionnants pour ça ( alors que parfois, moi je garderais … hum ! Eux jettent … ) Et c’est rigolo parce que les enfants vont bientôt être au choeur de mes prochains articles …
      A bientôt !!!

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