L’expérience de Noël

Noël … réunions de famille, partage, joie, retrouvailles, nouvelles, discussions, avis partagés ou non, choix de vie, choix d’éducation, choix tout court.

Ah ! Noël ! Quel rapport entretenez vous avec les fêtes de fin d’année ? Est ce une joie incommensurable ? Un moment à passer ? Une épreuve à vivre ?

Noël, et les retrouvailles en famille en général peuvent, loin des clichés de bonheur absolu, être vécus comme quelque chose nécessitant une préparation intense.

Dans le cadre de mon métier, ce sont des questions qui reviennent souvent à cette période de l’année : « je vais revoir ma famille, il va falloir que je passe mon temps à me justifier  » ou bien « Je stresse à l’idée d’aller chez mes beaux parents, les remarques en douce genre « moi à mon époque, … » et en plus, les enfants deviennent intenables là bas !  » Que ce soit à propos de nos choix de vie ou d’éducation, il n’est pas rare de faire face au mieux à l’interrogatoire, au pire au jugement.

Alors, comment on fait pour survivre aux fêtes ?

D’abord, on respire. On se rappelle que le changement fait peur et que les interrogations de nos proches sont en général un reflet de leur inquiétude pour nous, pour eux également. « Qu’est ce qui pousse mon enfant/ cet autre à se différencier de moi ?  » Il faut savoir que dès que l’on change une habitude, les autres vont réagir différemment selon leur personnalité. Vous aurez les personnes qui seront ravies pour vous et verrons toujours le côté positif des expériences que vous menez. Vous aurez ceux qui vous interrogeront dans le détail  » Pourquoi tu fais ça ? Dans quel but ? Qu’est ce que ça t’apporte ?  » et ainsi de suite. Et puis vous aurez les réfractaires au changement, ceux qui, de toute façon, ont tout vu et ne trouvent que des inconvénients à votre démarche.

Alors on respire. On respire et on repense à nos convictions. Pourquoi les a t-on ? Qu’est ce qui est important pour nous ?

Vous pourrez trouver tout un tas de réponses types « aux attaques » des autres selon votre style. Il y a celles qui utilisent l’humour, l’attaque bien sentie, l’ironie … Parce qu’il est important de savoir se défendre et de savoir poser ses limites quand on n’a pas l’énergie de faire plus. Mais aujourd’hui, j’avais envie de vous proposer autre chose. Histoire de faire avancer les rapports. Ce que j’avais envie de vous proposer c’est de ne pas vous laisser embarquer dans ces petits jeux. Parce que malgré les imperfections de nos rapports en famille, il est rare qu’il n’y ait pas d’amour là dessous. Aussi vous pouvez créer un petit jeu où chacun posera ou écrira la ou les questions qu’il aimerait qu’on lui pose sur un petit papier. Ainsi, les besoins de chacun seront nourris !

Et en cas de question ou d’attitude blessante, remercier la personne pour son attention, voire déceler son besoin sous-jacent et passer à autre chose est tout à fait utile ! Encore une fois, respiration et ancrage.

Il y a encore une chose qui personnellement me pèse dans les rencontres familiales … Ce sont les attitudes négatives … Vous savez, les critiques interminables sur la société, l’absent ou les absents, le prix du pétrole … Des discours qui ne feront pas avancer le schmilblick mais qui sont pourtant là. Et j’avoue que je suis aussi parfois prompte à me laisser emporter dedans sur des sujets qui me passionnent … Je n’en sors que le négatif alors que je sais qu’il n’y a pas QUE du négatif … Et en même temps, cela fait quelque temps que je me vois faire et que cela m’énerve !!!!! Alors, pour cette année, je vais tâcher de me surveiller et de souligner le positif dans nos vies. Parce que je sais que c’est ça qui nous fait avancer. Bien sûr qu’il ne s’agit pas d’être un Bisounours, le négatif a aussi une raison d’être et cela a servi l’humanité afin de changer les choses positivement et quoi qu’il en soit, le cerveau retient plus facilement le négatif que le positif. Alors, nourrissons le de positif !

Quant aux enfants, ils ressentent les émotions qui nous traversent et qu’ils deviennent ultra nerveux sans forcément en comprendre la raison ( en plus de l’excitation naturelle liée à Noël ! ) n’est pas exclu. Vous pouvez tout à fait leur signifier que même si vous êtes content de célébrer ce temps en famille, vous vous sentez un peu stressé ! Leur montrer comment VOUS gérez votre stress, aidera votre enfant à gérer le sien !

J’espère que cet article vous aura aidé, j’ai hâte d’avoir vos retours !

En attendant, je vous souhaite un bon réveillon !

A bientôt !

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