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Je viens de le finir et je suis mitigée, globalement « satisfaite » mais un peu chagrinée par quelques points …

Par ce récit autobiographique Nathalie Loiseau nous engage, nous encourage, nous, femmes, à oser prendre notre place dans ce milieu masculin qu’est le monde du travail.

Si je n’ai pas aimé certains raccourcis concernant la maternité et notamment sur l’allaitement où elle indique que de nos jours la qualité est équivalente entre lait maternel et lait maternisé, j’ai cependant aimé beaucoup de choses dans ce livre :

*le fait qu’elle dénonce certaines pratiques masculines notamment dans les ministères,

*qu’elle ait une vision globale et planétaire de la condition féminine qui a beaucoup parlé à mon côté minimaliste / écolo / zéro déchet / citoyenne du monde :

« On n’exploite plus les ouvrières du textile en Europe ? Formidable. On les exploite ailleurs, c’est tellement plus pratique, on n’est pas là pour voir. On s’émeut deux jours parce qu’un bâtiment s’écroule au Bangladesh et que des ouvrières étaient dedans. Puis on retourne faire les soldes. J’en ai visité, des usines en Indonésie, soi-disant des usines modèles. Les ouvrières étaient assises pour coudre, leur poste de travail était bien éclairé et le contremaître l’assurait, elles étaient toutes majeures. Elles l’étaient beaucoup moins quand on parlait leur langue et qu’on leur demandait leur âge en douce: quatorze, quinze ans, c’est pratique, en Asie, tout le monde a l’air jeune. Elles confiaient que, parfois, on oubliait de les payer mais qu’elles ne pouvaient rien dire. Cette misère là, cette exploitation là, cet avilissement là, nous en sommes complices, nous en sommes les clients et personnes ne songe à nous pénaliser pour cela. « 

 

*qu’elle reconnaisse la chance d’avoir été « guidée » alors que rien ne la prédisposait à avoir ce parcours professionnel ( ce qui ne gâche en rien tout le travail qu’elle a pu fournir pour être à la hauteur de son job attention ! ),

*qu’elle utilise sa position pour aider à son tour ses congénères.

J’ai aimé qu’elle pointe du doigt les différences d’interprétations entre hommes et femmes dans le monde du travail : là où un homme a du caractère, la femme est caractérielle ; l’homme a de l’autorité, la femme est autoritaire … Une petite différence d’auxiliaire qui fait toute la différence !

J’ai aimé également qu’elle mette en lumière le fait que, pour une femme, il n’est pas naturel de faire campagne, de se mettre en valeur pour évoluer professionnellement. La femme a tendance a attendre une reconnaissance de sa hiérarchie. Elle fait même le parallèle avec les contes de fées qui placent souvent les filles dans cette position : celle qui attend : Elle attend le prince charmant, la bonne fée, le destin …

Et surtout, j’ai aimé sa conclusion qui demande aux femmes de prendre leur place, non pour prendre celle des hommes mais pour être complémentaires !

 

 

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